Chirurgie Bariatrique : un « coup de pouce » médical pour une meilleure santé

6 juillet 2017

Au Groupe Hospitalier Mutualiste Les Portes du Sud, à Vénissieux, les patients nécessitant une chirurgie de l’obésité sont pris en charge par toute une équipe de professionnels. Parce que l’objectif de la chirurgie bariatrique n’est pas de faire disparaître quelques bourrelets disgracieux. Il est de rallonger – voire de sauver – la vie des patients.

« La chirurgie bariatrique vise à modifier les habitudes alimentaires des patients obèses dont l’IMC (Indice de Masse Corporelle) est supérieur à 40 ou à 35, s’ils subissent déjà des complications », indique le docteur Albane PECHOUX, qui pratique la chirurgie viscérale avec son confrère, R.C LUCIANI.
Il est prouvé que la chirurgie permet de réduire les complications liées à l’obésité et accroit l’espérance de vie des patients. Perdre du poids permet de réduire les douleurs ostéoarticulaires mais aussi le diabète, l’hypertension artérielle et les complications respiratoires graves comme l’apnée du sommeil. Ce sont ces indications, reconnues par la Haute Autorité de Santé, qui peuvent conduire à l’opération ».

Un bilan complet
Pas question, donc, de décider d’opérer une personne sans examen complet : « Entre la première consultation et l’opération, si opération il y a, il doit s’écouler 6 mois. On fait un bilan de l’obésité, on recherche les contre-indications éventuelles. Le patient voit forcément un endocrinologue, un psychologue, un gastroentérologue, un pneumologue, un cardiologue, un radiologue et un anesthésiste. Il voit plusieurs fois une diététicienne ».
Recommandés aux patients de 18 à 60 ans, trois types de chirurgie sont pratiqués aux Portes du Sud : la pose d’un anneau sur la partie supérieure de l’œsophage, qui crée une petite poche gastrique facile à rassasier mais n’est pas adaptée au plus grand nombre (« les patients doivent êtres jeunes, ne pas connaître de troubles alimentaires, ne pas grignoter et avoir une activité physique » énumère le docteur PECHOUX, la « sleeve gastrectomy » qui consiste à enlever une partie de l’estomac pour lui donner une forme tubulaire et le « bypass » gastrique, qui modifie le circuit alimentaire en « branchant » une partie de l’intestin grêle sur l’estomac. Arrivant dans une poche rendue plus petite par l’opération, les aliments sont, en plus, mal absorbés par l’organisme.

 GHM

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Une vie (presque) sans interdit alimentaire
Suivis sur le long terme, les patients peuvent compter sur les médecins pour les guider. « Il est possible de regrossir après une opération », révèle le docteur PECHOUX : « Il faut apprendre à distinguer la faim de l’envie de manger, réapprendre à s’alimenter. Après la période post-opératoire de 3 à 4 mois, les patients mangent comme tout le monde, en respectant la règle des 3 repas par jour, presque sans interdit. On peut manger un carré de chocolat en fin de repas, cela ne sert à rien de se priver continuellement. Ce sont les patients, entourés de leurs proches qui doivent les soutenir, qui font tout le travail. L’opération n’est pas un coup de baguette magique, c’est un coup de pouce pour les aider à aller mieux ».